«Tous les efforts, tous les sacrifices qu’on a faits en valaient la peine. Je n’aurais jamais cru qu’Olivier se rendrait jusque-là », avoue Mme Laverrière avec beaucoup de fierté. Et soyez assuré qu’elle sera là à Vancouver, en première ligne avec Catherine et Frédéric, sœur et frère d’Olivier, tout comme son père y sera. «J’ai une petite part là-dedans. J’ai toujours été là. Il y a des jours où nous avons réussi des vrais tours de force, mais je l’ai toujours encouragé et je l’ai suivi partout, sauf quand il a commencé à compétitionner au niveau international. Là, de toute façon, il était bien content que je n’y aille pas», se rappelle-t-elle en riant.
Elle se souvient aussi de tous les déplacements, les heures de repas entrecoupés, des dépenses élevées de tous ces voyages, mais elle ne regrette rien. «Ce qui me surprend le plus est sa perspicacité, sa ténacité. Je n’aurais jamais pensé qu’il se serait autant acharné pour arriver là», ajoute la maman.
Elle se rappelle bien la première fois où il a vu des patins de vitesse, un hiver sur l’Étang des Moulins, il avait trois ans. «Il était très curieux, il voulait savoir ce que c’étaient ces drôles de patins. Le patineur en question nous a alors informés qu’un groupe de Repentigny donnait des cours de patin de vitesse. Je l’ai inscrit tout de suite. Ç’a été le coup de foudre pour lui. Il n’a jamais cessé de pratiquer ce sport depuis. Son idole était Gaétan Boucher», poursuit Mme Laverrière.
Quand Olivier s’est blessé il y a deux ans, ce fut terrible. «C’était effrayant. Tout le monde se demandait s’il repatinerait un jour. Ç’a allait tellement bien à ce moment-là. Mais il a prouvé comment il est fort», ajoute encore la maman.
«J’ai une petite part là-dedans» - Ginette Laverrière, mère d'Olivier Jean
Ginette Laverrière, la mère d’Olivier Jean, n’en revient tout simplement pas que son fils soit rendu à représenter son pays aux Jeux Olympiques.
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