La motion déposée à l'Assemblée nationale, mercredi, par le député de Verchère, Stéphane Bergeron, afin de destituer le maire Richard Marcotte pendant la durée de l’enquête et des procédures légales, a été battue à l’issu d’un vote qui s’est terminé par une majorité de 66 voix contre 42.
«Ce qui vient me chercher le plus aujourd’hui, je crois, c’est que la CAQ (Coalition avenir Québec) ait voté avec le gouvernement. Je ne comprends pas leur position», déclare le député de la circonscription de Masson, Guillaume Tremblay, lorsque rejoint par TC Média dans les minutes suivant le vote.
«Notre motion demandait que le maire Marcotte soit retiré de ses fonctions pendant la durée des procédures légales. Ça n’avait rien de déraisonnable. Actuellement, il est possible d’imposer des restrictions à certains accusés, notamment de ne pas se rendre dans des lieux spécifiques, alors je ne peux pas concevoir qu’un maire accusé de fraude, d’abus de confiance et de corruption dans les affaires municipales, ne puisse être destitué le temps que les choses soient tirées au clair. Depuis l’intervention de l’UPAQ, la municipalité fonctionne au ralentie et une telle intervention de l’Assemblée nationale aurait assurément permis d’améliorer la situation», analyse-t-il.
«Notre motion demandait que le maire Marcotte soit retiré de ses fonctions pendant la durée des procédures légales. Ça n’avait rien de déraisonnable.» - Guillaume Tremblay
Rappelons que lors de la séance du conseil de la ville de Mascouche, tenue lundi, les élus ont adopté à l’unanimité une résolution réclamant la démission du maire Marcotte.
Près de 400 citoyens assistaient à cette séance, la première depuis la mise en accusation du maire Richard Marcotte le 17 avril, puis son arrestation par les enquêteurs de l’unité MARTEAU quelques jours plus tard, à son retour de Cuba.

