Chronique d’humeur… Eh bien ! Je suis de très très bonne humeur depuis que je sais que la fièvre du tango a franchi la barrière psychologique du 514 vers le 450. Eh oui, je suis une passionnée inconditionnelle du tango. J'ai eu la piqûre l'année dernière, mais quelle piqûre agréable !
Vendredi, début d'une soirée d'été sans pareil, juste assez chaud, ciel encore bleu parsemé de quelques petits nuages blancs. Je vibrais déjà depuis quelques jours au rythme du sixième Festival international de tango de Montréal. Plongée dans ce monde aux vapeurs d'Argentine depuis quelques soirées, j'étais allée, la veille, me faire bercer en plein air par l'orchestre Contriatempo venu d'Argentine pour l'événement et me laisser emporter par la grâce de danseurs de tango argentins et québécois professionnels.
Submergée par cette vague, je me rends à l'Île-des-Moulins de Terrebonne pour voir comment se déroulait la nouvelle activité Les vendredis tango au Théâtre de la Verdure. Quand j'avais entendu la nouvelle, lors du lancement de la programmation estivale dans l'Île par la SODECT, nul besoin de vous dire à quel point j'étais emballée !
Ce vendredi soir, mes pas, d'abord rapides, ont ralenti et ont pris la mesure du tango au fur et à mesure que je m'approchais du Théâtre à l'Île et que la musique charmait mes oreilles. J'ai été très, mais très très agréablement surprise de voir autant de gens sur place. Enfin ! la fièvre du tango, si forte à Montréal, venait de gagner Les Moulins. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait tant de danseurs et de «curieux» qui sûrement, décideront bientôt de suivre des cours de cette merveilleuse danse qui laisse place à l'improvisation et à l'expression. D'ailleurs, ces curieux peuvent apprendre les notions de base du tango de 18 h à 19 h, tout à fait gratuitement, avant la milonga.
Ah! Le tango. Cette danse fascinante et, malgré ce que l'on peut croire, très accessible. Cette danse qui contraste avantageusement avec le quotidien fou dans lequel nous sommes tous coincés. Cette danse qui donne accès à un monde où le non verbal est roi et maître. D'ailleurs, plus besoin de s'expatrier à Montréal comme j'ai dû le faire, puisqu'il existe maintenant une école de tango à Mascouche et des soirées de danse libres consacrées au tango, des milongas.
Mais, mon étonnement a atteint son paroxysme lorsque le responsable de cette heureuse initiative, Albert Talheim, m'a fait savoir que les participants venaient de Les Moulins, bien sûr, mais aussi de Montréal, Longueuil, Oka et Laval, entre autres.
Tiens donc, des gens du 514 qui viennent profiter des joies du 450! Quelle bonne nouvelle ! Merci M. Talheim, merci Raynald Michaud de la SODECT pour votre écoute et pour avoir osé en soutenant Les Vendredis tango.
Quand je vois que des Montréalais sont de plus en plus nombreux à venir chez nous, surtout à cause du dynamisme culturel de la région avec le tango, le TVT, la venue de l'OSM, le Festival des vins, l'Oktoberfest à Mascouche et combien d'autres, je suis de très très bonne humeur. Et jamais, contrairement à certains politiciens de la «grande ville», je ne pense au fait qu'ils endommagent nos rues et qu'ils viennent polluer notre atmosphère !
Photo tango
Chronique d'humeur : Une piqûre très agréable
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