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Un évident besoin de revoir certaines parties de la loi

Un évident besoin de revoir certaines parties de la loi

Un évident besoin de revoir certaines parties de la loi

Publié le 18 Novembre 2009
Publié le 26 Mai 2010
Jean-Guy Ladouceur

Enlèvements et disparitions

L'Association des Familles de Personnes Assassinées ou Disparues du Québec (AFPAD) a profité du 10e anniversaire de la disparition de Julie Surprenant pour réitérer ses demandes envers les gouvernements provincial et canadien, surtout celui de créer une escouade spécialisée qui viendrait en aide aux policiers dans les dossiers d’enlèvement et de disparition.

Sujets :
L’AFPAD , Ontario , États-Unis , Québec

«Cela fait maintenant deux ans que nous faisons une recherche partout dans le monde pour voir comment ça fonctionne et nos suggestions aux élus reflètent ce travail. Il y a eu une augmentation de 40 % des cas d’enlèvement et de disparition suspecte au cours des cinq-six dernières années et le taux de résolution est de un sur sept. Nous devons agir», a dit Pierre-Hugues Boisvenu, en entrevue au journal.

L’AFPAD a trouvé des façons de procéder qui donnent d’excellents résultats, notamment aux États-Unis. «Mais nous n’avons pas les mêmes moyens au Québec», constate M. Boisvenu. Cependant, en Ontario, une escouade spéciale a été créée en 2002. Formé de six policiers et de deux spécialistes de la disparition, le groupe travaille en support aux policiers. «L’efficacité de cette unité ne se dément pas alors que le taux d’efficacité des résolutions d’enlèvement est passé de 15% à 30 % depuis. En plus, c’est peu coûteux, car les cas se résolvent plus rapidement», assure encore M. Boisvenu. Il appuie ses dires en citant le cas de Cédrika Provencher qui a déjà coûté plus d’un million de dollars, pour des résultats toujours aussi décevants. «Les succès de l’équipe de l’Ontario sont un pas en avant. Ce sont des messages qui sont envoyés aux prédateurs et qui leur disent que le risque de se faire prendre est plus élevé », ajoute-t-il encore.

Des bonnes nouvelles

L’AFPAD a déjà rencontré le ministre de la Sécurité publique Jacques P. Dupuis, et celui-ci a promis de donner une réponse d’ici Noël, et M. Boisvenu se dit confiant que le gouvernement va agir. Une autre rencontre est prévue avec le ministre de la Sécurité publique fédérale, et éventuellement avec le ministre de la Justice fédérale. «Il est certain que nous demandons des peines plus sévères pour les criminels dangereux, question de les éliminer de la circulation. Nous suggérons aussi que les policiers soient mieux informés, même le public, afin de mieux connaître ces criminels dangereux quand ils se retrouvent en liberté», explique-t-il. Il y a aussi de multiples autres suggestions, comme d’arrêter de compter en double ou en triple les temps passés en prison avant le prononcé de la sentence, ou les libérations conditionnelles au 2/3 de la peine, etc. «Le ministre de la Justice étudie plusieurs amendements, tous des points qui ne pourront que servir la justice, sans brimer la liberté des criminels. Souhaitons seulement que cela se fasse bientôt», conclut Pierre-Hugues Boisvenu. M.Boisvenu constate qu'il est quand même malheureux que, plus il y a de crimes, plus cela fait réaliser les lacunes de la loi et que cela aide à faire avancer le dossier!

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