«L'annonce de la cession d'un terrain de 5,6 millions de pieds carrés à Canards IIlimités est une nouvelle qui est bien accueillie par le CEM. Cependant, nous sommes en regret de constater qu'aucune nouvelle aire protégée n'est créée dans ce nouveau projet de développement résidentiel. En effet, l'ensemble des terres remises à l'organisme s'étaient déjà vu attribuer le zonage «conservation» il y a plusieurs années», mentionnent les représentants de l'organisme. Ceux-ci veulent également rappeler qu'en septembre 2006, les milieux humides à la tête de cet écosystème avaient défrayé la manchette, dans le cadre du projet de l'échangeur dont les travaux sont présentement en cours. «Les représentants de Canards Illimités, de la Fondation Rivières et de Sauvons nos boisés et nos milieux humides avaient décrié le projet. Bien que nous saluons cette entente, nous tenons à rappeler à la population que la Ville ne fait que répondre à une obligation légale de protection à l'égard de la majorité du territoire concerné».
Les représentants du Comité soutiennent que la protection partielle de l'écosystème du Ruisseau de Feu (secteur Lachenaie) ne justifiera jamais que l'on se prépare à dénaturer un milieu naturel 12 fois plus vaste, faisant référence au projet de l'échangeur 640 et de la Cité Industrielle dans l'ouest de Terrebonne. Le CEM revient à la charge en insistant sur le fait que la destruction des tourbières de Terrebonne causerait une perte importante de la qualité de l'eau des rivières des Mille-Îles et Mascouche et que ce milieu humide de 68 millions de pieds carrés purifie l'eau, l'air, la nappe phréatique tout en assurant la survie d'espèces en péril. Le Comité invite les personnes qui veulent en savoir davantage sur les tourbières, à visiter leur site Internet: www.cemoulins.org.
«La protection partielle du Ruisseau de Feu ne justifiera jamais que l'on se prépare à dénaturer un milieu naturel 12 fois plus vaste» - - Laurent Lévesque




