Samuel Bergeron : l’optionaliste du comté de Masson

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Baptiste Zapirain
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Candidat du parti souverainiste Option Nationale

Moins d’un an après sa naissance, le parti Option Nationale va vivre son baptême de feu avec les élections provinciales qui s’en viennent. Du coup, pour Samuel Bergeron, candidat dans le comté de Masson, la campagne est une belle occasion d’en propager ses idées fondatrices.

La première d’entre elles est, comme le nom du parti l’indique, la souveraineté du Québec. «Comme député, Guillaume Tremblay n’a pas pris assez d’initiative à ce sujet», estime-t-il. Si Samuel Bergeron reproche à l’élu en place une certaine frilosité, c’est que la position de son parti est plus radicale que celle le PQ.

Avec Option Nationale au pouvoir, il n’y aurait pas de référendum pour déterminer si le peuple québécois souhaite la souveraineté : la cause serait acquise, et négociée d’office avec le gouvernement canadien. «Dès son élection, Option nationale s'occupera de faire le LIT du Québec, c'est à dire de rapatrier le plus de pouvoirs possibles au niveau provincial grâce à des négociations avec Ottawa. Les pouvoirs visés sont nos Lois, nos Impôts et nos Traités internationaux (d'où l'abréviation L-I-T, NDLR).»

«Il s’agit de rester ainsi maîtres de nos investissements. Actuellement, avec l’impôt versé par les Québécois au fédéral, le Canada investisse dans l’industrie automobile en Ontario, plutôt que dans l’industrie du bois au Québec. On veut changer ça», explique ce souverainiste convaincu de 26 ans, qui porte toujours le carré rouge sur sa veste, surmonté de l’épinglette de son parti.

Option nationale fera également en sorte qu'une Constitution pour le Québec soit rédigée avec la plus grande participation possible des Québécois. «Cette Constitution contiendrait, en autre, une déclaration officielle de souveraineté, et elle serait entérinée par un référendum auprès des citoyens et citoyennes du Québec», précise Samuel Bergeron.

Dès son élection, Option nationale s'occupera de faire le LIT du Québec, c'est à dire de rapatrier le plus de pouvoirs possibles au niveau provincial grâce à des négociations avec Ottawa Samuel Bergeron

Proportionnelle

«Surpris» par le départ de Guillaume Tremblay, l’optionaliste aurait aimé également lui demander «pourquoi le PQ a laissé tomber la proportionnelle, que nous proposons. Ils n’ont jamais appliqué ce mode de scrutin lorsqu’ils étaient élus.»

Samuel Bergeron le regrette d’autant plus en citant l’exemple de la motion lancée par le PQ en mai dernier, qui visait à contraindre le maire de Mascouche Richard Marcotte à la démission. «La motion a été rejetée par l’assemblée nationale. Mais avec la proportionnelle, il n’y aurait pas de majorité libérale, et la motion serait peut-être passée.»

Localement, Samuel Bergeron, qui a passé son adolescence à Mascouche et travaille dans la consultation et les régimes de retraite, considère que son action de député devra accompagner la croissance démographique actuelle. «Le développement de La Plaine a débuté après celui de Mascouche. Il serait intéressant d'apprendre des lacunes du développement de Mascouche afin de ne pas les répéter dans celui de La Plaine, notamment au niveau des services offerts à la population.»

La transparence qu’Option Nationale réclame à Québec, notamment sur les conditions d’application du Plan Nord, est également une vertu que Samuel Bergeron compte défendre sur le comté de Masson, après l’affaire Marcotte.

Organisations: Option Nationale, PQ

Lieux géographiques: Masson, Québec, Mascouche Richard Marcotte Canada Ontario Plan Nord

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