Le porte-parole du comité en question, François Therrien, communique un message bien clair: il faut rapidement retirer les antennes de téléphones cellulaires des villes avant que celles-ci soit dommageables pour la santé des personnes à risques. D'après le «principe de précaution» qu'il défend, les antennes de téléphonie cellulaire devraient être placées à au moins 300 mètres des personnes sensibles aux micro-ondes, c'est-à-dire les enfants, les personnes âges ou les gens atteints de maladies graves. «Je ne suis pas nécessairement contre l'utilisation du cellulaire en soit. Je propose de placer les antennes dans un parc industriel, par exemple», explique M.Therrien.
Respect des normes?Contactés la semaine dernière, les représentants des compagnies Rogers et Bell, propriétaires de la plupart des antennes-relais, ont affirmé que leurs émissions d'onde électromagnétiques respectent les normes de Santé Canada. «Ses normes son toutefois beaucoup plus permissive que dans les pays européens», affirme l'enseignant en électricité en ajoutant que le discours des compagnies et des établissements qui accueillent les antennes demeurent celui de l'argent.
Il est vrai qu'en Europe, plusieurs spécialistes se sont penchés sur la question du danger des radiations. S'il est difficile d'émettre un lien direct avec l'exposition aux micro-ondes et la contraction de maladies ou de cancer, un certain risque semble se dessiner pour la population et notamment pour les personnes sensibles, tels que les enfants. Le Centre international de recherche sur le cancer, une branche de l'Organisation mondiale de la santé, considère que les champs magnétiques sont «peut-être» cancérigènes, au même titre que les DDT, des insecticides.
Depuis 2002, de nombreux pays européens, dont la France, l'Italie, la Suisse et l'Autriche, ont adopté des règlements interdisant l'installation des antennes de téléphonie cellulaire jusqu'à 400 mètres des écoles. Ces mesures sont dictées par le «principe de précaution» quant aux effets inconnus à long terme des micro-ondes. Le même principe que défend M.Therrien.
Antenne dans notre clocherAu cours des derniers mois, M.Therrien a reçu de nombreux appels et courriels dénonçant la mise en place d'antennes relais dans la région. «On a constaté la présence d'antennes fixées directement sur des toits d'école. C'est le cas à Repentigny, sur le toit de l'école secondaire Félix Leclerc, à Laval sur le Centre de formation professionnelle Compétences-2000 et au collège privé Mont Saint-Louis dans le quartier Ahuntsic à Montréal», mentionne M.Therrien. Impliqué à fond dans le dossier, l'enseignant en électricité réserve tout de même la majorité de ses énergies à l'antenne tout près de chez-lui, la même qui a engendré la naissance du comité: celle dissimulée dans le clocher de l'Église St-Louis à Terrebonne.
Dénonciation et pétitionLe dimanche, 24 août, M.Therrien tenait une conférence de presse afin de faire le point sur le dossier en plus de faire connaître le comité à la population et de sensibiliser les gens à la cause. Il en a aussi profité pour lancer une pétition pour obtenir le retrait et la relocalisation de l'antenne qui prend place dans le clocher de l'église St-Louis. M.Therrien compte déjà au-delà de 200 signatures. Dans quelques semaines, il enverra sa pétition à Rogers, à l'Évêque de St-Jérôme, au Curé de Terrebonne ainsi qu'au marguillier de la Paroisse de Terrebonne.
D'ici là, M.Therrien et ses collègues du Comité invite la population de la région à se joindre à eux lors d'une «Grande Messe pour la fin des radiations», le 28 septembre, à 9 h, à l'église St-Louis-de-France située dans le Vieux-Terrebonne. Cet événement donnera l'occasion au Comité de manifester et de faire entendre son point en toute quiétude.




