M. Veronneau tenait, mercredi dernier, une conférence de presse dans l’un des hangars de l’aéroport. Des pilotes de l’Association professionnelles (APPAM), des personnalités politiques et des Mascouchois sont venus défendre l’idée de développer l’aéroport plutôt que de le fermer.
Un développement qui peine à démarrer en raison d’une incertitude qui pèse lourd sur l’avenir de la corporation. «Plusieurs tractations et procédures judiciaires ont fait que cette vente-là a échoué, explique José Veronneau, mais on est quand même sous la menace de fermeture et, à cause de cela, on ne peut rien faire comme développement.»
La Cour Supérieur du Québec s’est saisie d’une requête en injonction qui suit son cours normal. Le tribunal tente de déterminer actuellement les règles du jeu entre la Ville de Mascouche et le gouvernement du Québec dans ce dossier.
Plusieurs investisseurs songent à investir dans des activités économiques autour du site.
«Les gens veulent, par exemple, construire des hangars, révèle le président de la Corporation, on est obligé de leur dire non, car la Ville refuse de procéder à quelque développement que ce soit».
Pourtant, tout va pour le mieux depuis huit ans. Depuis février 2002 en fait avec la prise en main de l’aéroport par la Corporation de l'Aéroport de Mascouche, une société à but non lucratif formée et administrée bénévolement par les usagers. «La Ville n'a plus à débourser un sou pour le maintien de l'activité aéroportuaire», lance fièrement José Veronneau.
Au total, environ 60 000 mouvements par an sont enregistrés autour de l’aéroport. Il s’agit de l'un des aéroports au service de l'aviation générale des plus actifs au Canada avec plus d'une centaine d'aéronefs stationnés en permanence. Une quinzaine de commerces opèrent sur le site et génèrent des dizaines d’emplois. Une centaine de pilotes professionnels francophones y sont formés chaque année par quatre écoles, dont la société Cargair. En raison de sa proximité avec l’hôpital Pierre-Le Gardeur «Il pourrait être d'une précieuse utilité pour les évacuations médicales».
Le député de Masson Guillaume Tremblay ainsi que le député de Moncalm Roger Godette promettent d’aller chercher des subventions «qui existent déjà» au niveau des deux paliers gouvernementaux. «La balle est dans le camp de la Ville, estime aujourd’hui Guillaume Tremblay, qu’ils fassent sortir une résolution pour nous appuyer et nous on va chercher des sous à Québec et à Ottawa.»

