Le carré rouge fera partie intégrante de la tenue du personnage : ce ne sera pas un vêtement optionnel. «Même si Dungeon Gate est un univers fantaisiste, il n’en reste pas moins que Dysan doit faire valoir ses valeurs et ses idées tout comme les étudiants du Québec. Faire ce parallèle chez Wild Games Studio est très important. Je pense que c’est quelque chose de bien», précise Stéphane Woods, président de Wild Games Studio.
Le studio souhaitait ainsi que «les univers virtuel et réel s’unissent pour débattre sur les mêmes valeurs et par ce biais défendre les bases de notre système politique qui se doit d’être démocratique. Wild Games Studio fait ce geste symbolique pour amener une prise de conscience à tous les citoyens du Québec et de ce fait, rappeler à la classe politique la définition de la démocratie : une forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple», a-t-il ajouté.
«Wild Games Studio entend par ce geste démontrer un véritable soutien démocratique aux hommes et aux femmes qui marchent pour une société plus juste et équitable.»
Délivrer un message politique aussi direct est un acte particulièrement rare dans le milieu politiquement correct du jeu vidéo, axé sur le loisir de masse. Pour le studio mascouchois, c’est aussi un moyen de se faire connaître auprès de son public cible, composé en majorité de jeunes adultes. Et aussi une manière originale de se faire remarquer au milieu des poids lourds de l’industrie (Ubisoft, Bethesda…).
Rappelons que Wild Games Studio Inc. a débuté ses opérations en avril 2010. La compagnie devrait sortir deux jeux en septembre prochain : Dungeon Gate, un jeu de rôle dans un univers héroïc fantasy où le joueur pourra prendre l’apparence des autres personnages, et Day One, un jeu de tir à la première personne où les développeurs adapteront le scénario en fonction du retour des joueurs, obtenu entre chaque épisode.

