Chaque semaine, les fruits et légumes invendables, les résidus de transformation des fruits coupés ou des mets cuisinés, ou encore les produits de la boulangerie invendus accumulés durant la semaine, prendront le chemin de sites de compostage situés à Montréal et à Québec.
Grâce à cette mesure initialement prévue pour six mois, Metro prévoit détourner des sites d’élimination une moyenne hebdomadaire de 760 kg de matière par magasin, résidus qui prendront plutôt la direction de sites de compostage. Notons que la matière organique représente environ 30 % des déchets générés en supermarchés.
À Terrebonne, la succursale Metro Plus située au 1300, boul. Moody, ainsi que les deux succursales Super C, respectivement situées au 1140 rue Armand-Bombardier et au 1395 boul. Moody, participeront au projet pilote.
«Le respect de l’environnement est un des quatre piliers de notre approche en matière de responsabilité d’entreprise. Ce projet vient s’ajouter aux autres initiatives de Metro visant à gérer plus efficacement nos matières résiduelles. Les résultats du projet pilote nous permettront d’évaluer s’il peut être étendu à plus grande échelle dans notre réseau», a commenté Marie-Claude Bacon, directrice principale, service des affaires corporatives de Metro.
Ce projet pilote fait partie d’un ensemble d’initiatives qui permettront à Metro d’atteindre un objectif de réduction des déchets à l’élimination de 25 % d’ici 2016. C’est du moins la cible qui est visée selon le rapport de responsabilité d’entreprise publié en avril dernier.
Le projet s’inscrit également dans le cadre de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 2011-2015, qui vise à recycler 60 % de la matière organique putrescible d’ici 2015. Cette matière sera bannie des sites d’élimination d’ici 2020.
À terme, cette initiative de Metro permettra de réduire d’environ 740 000 kg les émissions totales de gaz à effet de serre en équivalent CO2 des magasins participants pour la durée du projet. Ce qui équivaut à retirer 185 voitures de la circulation pendant un an.
C’est l’entreprise québécoise Sanimax qui agira comme partenaire en ce qui a trait à la collecte et au transport des matières organiques des supermarchés participants.

