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Pilote d’un jour

Le propriétaire d'ALM Par Avion, Rémi Cusach Armand Ohayon

Le propriétaire d'ALM Par Avion, Rémi Cusach

Christian Chaloux
Publié le 10 Juin 2012
Publié le 31 Mai 2012
Christian Chaloux  RSS Feed

ALM Par Avion de Mascouche a été la première école de pilotage à offrir un stage de pilote d’un jour au Québec, au milieu de la décennie 1990.

Sujets :
école de pilotage ALM Par Avion , Cessna , école de parachutisme , Mascouche , Mirabel , Québec

Depuis ce jour, près de 600 personnes prennent chaque année les commandes d’un avion de type Cessna, le temps d’une balade entre Mascouche et Mirabel. Cette idée du propriétaire d’ALM Par Avion, Rémi Cusach, a permis à son école de pilotage de prendre son envol rapidement.

Une idée, des projets

C’est en voyant une publicité d’une école de parachutisme offrant des sauts après une formation d’un jour, qu’il a adapté le concept à l'aviation.

«Je cherchais un moyen de rendre l’aviation accessible», explique-t-il. «Au début, j’ai fait ça pour permettre aux gens intéressés par l’aviation de pouvoir essayer de s’asseoir dans le siège du pilote.»

Aujourd’hui, toutes les écoles de pilotage offrent le stage de pilote d’un jour.

Un produit innovant

Mais pour ALM, qui forme avant tout des pilotes privés qui voient l’aviation comme un loisir et non un gagne-pain, le stage de pilote d’un jour est devenu une porte d’entrée.

«La marque de commerce de l’entreprise est d’initier les personnes au pilotage et de les amener à suivre la formation donnant droit à une licence de pilote», indique M. Cusach. L’école forme également des pilotes professionnels.

Son histoire

Rémi Cusach ne croyait pas réinventer le monde des écoles de pilotage en lançant son entreprise. L’immigrant français, qui aimait avant tout voyager, est arrivé au Canada en 1978. Il avait une compagnie de construction sur le vieux continent.

«Un emploi payant, mais qui ne me passionnait pas vraiment», se remémore-t-il.

Puis, il a rencontré un étudiant qui suivait un cours de pilotage. Lui qui rêvait de conquérir le monde, il a suivi sa formation à Jonquière.

«L’objectif de départ était de devenir pilote pour des associations humanitaires.»

À sa sortie de l’école, il devait cependant accumuler des heures de vol avant tout. Il a été embauché à l’aéroport de Mascouche.

Comme le hasard fait souvent bien les choses, son beau-père avait un hydravion. «Il me prêtait son hangar l’été et c’est comme ça que j’ai commencé mon école de pilotage en 1992. C’est d’ailleurs toujours le même hangar», dit-il fièrement. L’école de pilotage est née avec l’acquisition d’un premier avion ultraléger.

Une longue histoire

Aujourd’hui, l’entreprise compte huit avions de type Cessna. Il embauche une douzaine de personnes.

L’école forme une cinquantaine de pilotes privés et une douzaine de pilotes professionnels par année. Sans oublier que le stage de pilote d’un jour accueille près de 600 élèves, dont 10 % choisissent de poursuivre la formation jusqu’à l’obtention de la licence. Les prix varient en fonction du type de formation.

Le journal aux commandes

Le journal Le Trait d’Union a tenté l’expérience de pilote d’un jour pour le 20e anniversaire de l’école de pilotage ALM Par Avion. Après une formation en profondeur des principales règles de sécurité et de vol, nous avons pris les commandes pour un décollage sans pépins...sauf pour les petites antennes de la piste de décollage qui ont failli disparaître. Pas grave. Ça fait partie de l’essai. On doit vivre avec nos erreurs.

«Au début, j’ai fait ça pour permettre aux gens intéressés par l’aviation de pouvoir essayer de s’asseoir dans le siège du pilote.» - Rémi Cusach

Pour nous rassurer, le professeur Rémi Cusach d’ALM Par Avion a bien tenté de nous faire croire qu’il est plus difficile d’apprendre à marcher que de prendre les commandes d’un avion...sans succès. Avant le décollage, les principes aérodynamiques de l’avion sont examinés en classe. On apprend les principes de base d’un vol et la réaction des commandes de l’avion. Une fois dans les airs, on lâche tout afin de tester qu’un avion vole bel et bien seul. Le pilote sert avant tout à changer les axes de l’avion pour le diriger vers la bonne destination.

Dans les airs

On aperçoit déjà l’aéroport de Mirabel au loin et les minuscules pistes d’atterrissage.

La tour de contrôle nous annonce le départ de quatre hélicoptères. Changement de cap vers une nouvelle piste. On atterrit en douceur, puis on remet les moteurs à fond pour y aller d’un atterrissage-décollage qui décoiffe.

On en profite pour regarder un peu la terre vue des airs...mais l’atterrissage arrive vite pour ce premier vol de près d’une heure.

Pour revivre l’expérience, tous les avions d’ALM Par Avion sont munis de caméras intérieures et extérieures qui captent les moindres gestes du pilote d’un jour. Un beau souvenir à conserver.

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