Un été en chanson

Baptiste
Baptiste Zapirain
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Simon Lacas chante tous les samedis à L’Aparté

Le chanteur de Terrebonne Simon Lacas poursuit son petit bonhomme de chemin. À 17 ans, il ne brûle aucune étape, mais les franchit toutes avec brio.

La dernière fois que nous l’avions rencontré, il avait chanté en première partie de Vincent Vallières, au Bières et Compagnie de Terrebonne le 29 mars. Depuis, il a obtenu la deuxième place du concours Gare à la relève. Il a aussi conquis le jury du concours Musiqualité, qui lui a décerné le grand prix du meilleur auteur-compositeur-interprète de l’année le 2 juin dernier. Les rencontres se multiplient, les dates de concert aussi.

Le 16 juin dernier, il était à l’Île-des-Moulins, offrant un concert pendant le symposium d’arts visuels. Le 21, il se produisait au bistro Mousse-Café de Montréal.

Tous les samedis, Simon Lacas chantera de 16h à 18h sur la terrasse de L'Aparté, le restaurant du Théâtre du Vieux-Terrebonne. Ce genre d’animation n’existait pas jusqu’à présent en ce lieu. Il ne reste plus qu’au jeune chanteur d’en faire une place branchée cet été.

Le 28 septembre, il montera à Lavaltrie pour assurer la première partie de Christian Sbrocca (21h, café culturel de la Chasse-Galerie).

Bref, le parcours se poursuit, et Simon Lacas le savoure. Dans le cadre du concours Musiqualité, il a eu droit à un atelier sur le perfectionnement en interprétation conduit par Josée Goulet, de l’Atelier de la chanson. «C’était écœurant», résume-t-il. «J’y ai beaucoup appris. Par exemple, même quand on est sur scène, ne pas se laisser aller à cette folie douce, garder le contrôle.»

J’ai besoin de sentir que c’est mon show pour me lâcher. Simon Lacas

Artisan des mots

Le jeune chanteur profite d’autant plus de ces occasions qu’il reconnaît volontiers avoir des points faibles à améliorer. «Je me dis que je pourrais être plus à l’aise, notamment lors de spectacles où je viens jouer deux chansons, ou en première partie. Je sais que les gens ne sont pas forcément venus pour moi. J’ai besoin de sentir que c’est mon show pour me lâcher.»

Bien sûr, les premières parties, les concours, les courtes interprétations, c’est le métier qui rentre, le passage obligé quand on veut se construire une carrière solide dans la durée. Simon Lacas n’y rechigne pas, au contraire. «C’est le fun. Et cela me permet à chaque fois de faire des rencontres. Christian Sbrocca, c’est au concours Gare à la relève qu’on s’est rencontré. Il a aimé ce que je faisais, et il m’a proposé de faire sa première partie. J’ai accepté bien sûr.»

L’objectif, à terme, est de multiplier les apparitions et les représentations, afin de constituer un groupe de fans qui s’intéressera à ses chansons. Des chansons toujours très personnelles, au style soigné et aux textes travaillés. Amoureux de poésie, ciseleur des mots, le jeune artiste a illustré son habileté linguistique sur sa dernière chanson. Il est parti de l’expression «tomber en amour». «J’avais envie de jouer avec cette expression. C’est intéressant, cette image qui fait ‘‘tomber’’ en amour. Ça peut faire mal.» D’où un titre fort à propos : «La chute.»

Organisations: Compagnie de Terrebonne, Théâtre du Vieux-Terrebonne, Atelier

Lieux géographiques: Lavaltrie

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  • Richard Lacas
    03 juillet 2012 - 20:29

    Pour suivre Simon Lacas et écouter sa musique: www.simonlacas.com