Simon Lacas, sans brûler les étapes

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Baptiste Zapirain
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Le jeune chanteur veut construire une carrière durable

Le jeune chanteur de Terrebonne tient un discours mâture sur sa carrière.

Un chanteur de 17 ans qui cite Baudelaire dans ses textes, on ne voit pas cela souvent. C’est pourtant ainsi que l’on peut présenter Simon Lacas, jeune étoile de la chanson à Terrebonne. Il vient d’assurer la première partie de Vincent Vallières chez Bières et compagnie, le jeudi 29 mars dernier.

En précédant un artiste réputé pour la qualité de son écriture, le jeune Terrebonnien n’avait pas à rougir de ses textes ciselés. Simon est un amoureux des mots. «J’ai commencé par écrire des poèmes. Je me suis ensuite rapproché de la musique parce que je n’aimais pas les restrictions de la poésie», confie-t-il à TC • Média. «Je définirais mon style comme un chanteur alternatif, avec des textes profonds et personnels».

À son âge, Simon Lacas compte déjà une quinzaine de concerts à son actif, et se consacre désormais intégralement à son objectif : vivre de la chanson. «Je joue de la musique depuis que j’ai huit ans. C’est à 14 ans que je me suis décidé à construire une carrière dans la chanson.»

Étape par étape

Simon Lacas insiste bien sur le mot «carrière». Il y a une idée de construction et de durée là-dedans. Il ne veut surtout pas devenir une de ces jeunes étoiles filantes subitement portées en triomphe le temps d’un succès, avant de disparaître aussi vite. «Ça me fait toujours peur ces succès instantanés. Ceux qui montent très haut, très vite, retombent très bas encore plus vite», explique ce passionné de la scène rock britannique alternative, type Muse ou Radiohead.

Alors il prend le temps, ne veut brûler aucune étape. Le 23 mars dernier, il a été choisi par le jury pour faire partie de la grande finale du concours Gare à la relève ! au Café de la gare de Saint-Sauveur, dans la catégorie auteur-compositeur-interprète francophone (finale le 11 mai prochain). Il a été retenu pour participer au concours Musiqualité. Il a aussi enregistré un mini-album, Prélude à la fuite. Et bien sûr, il se produit sur scène.

«Le but de tout ça est d’obtenir une visibilité, et de pouvoir trouver des fonds pour louer un studio d’enregistrement par exemple. Pour cela, faire la première partie de Vincent Vallières est une grosse marche de franchie.»

Comment s’imagine-t-il dans cinq ans? Pas en superstar éphémère de la télévision en tout cas. «Je me vois encore avec le même entourage : mon père qui gère ma carrière, et mon agent Yves Boulet.»

Enregistrer un album, continuer de faire ses preuves sur scène : voilà le plan pour le chanteur terrebonnien, simple, mais ancré dans la réalité du métier. «Je sais que j’ai un avenir si je continue dans cette voie, mais je préfère vivre tout ça au jour le jour.»

Lieux géographiques: Terrebonne, Saint-Sauveur

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  • Richard Lacas
    07 avril 2012 - 14:44

    Pour suivre Simon Lacas et écouter sa musique: www.simonlacas.com