«Si vous cherchez un ami parfait, vous risquez de vous retrouver sans amis»

Henriette Desbiens-Pesant
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«Si vous cherchez un ami parfait, vous risquez de vous retrouver sans amis»

Dans la vie, des situations peuvent transformer nos relations entre parents, amis, voisins; en voici un exemple relaté par Marc…

«Avec ma famille, je demeure à Terrebonne. Nous avons des voisins qui seraient davantage appréciés s’ils acceptaient le fait que notre chien ait le droit d’aboyer, surtout quand c’est leur chat qui vient se pavaner devant nos fenêtres. Il est vrai que chaque fois que leur minou se pointe devant nos vitrines, notre pitou réagit de façon assez éloquente, merci ! Pourtant, à cause de récentes tempêtes de neige, nos chien et chat sont venus changer la qualité de nos relations de voisinage…

Depuis plusieurs heures déjà, en cette soirée de décembre, la neige tombait en cristaux étoilés, couvrant rues et trottoirs d’un lourd manteau d’hermine. Le spectacle était féerique ! Tôt le lendemain matin, j’avais mis ma souffleuse en marche afin de procéder au déneigement de notre propriété, ce qu’avait aussi fait le voisin avant de se rendre au travail. De nouveau, le jour suivant, s’était levée une fougueuse tempête qui s’était finalement calmée. En congé ce jour-là, je prévoyais au moins une couple d’heures pour arriver à déblayer. Hélas, nous savons tous que lorsque les puissantes machines de la ville sont activées, elles nous flanquent des amoncellements de cette neige poudreuse, juste à la devanture du garage, et cela, toujours après qu’on ait réussi à terminer notre «job». Une fois de plus, les opérations de déneigement n’avaient pas été différentes et, bien au chaud, de ma fenêtre, j’avais pu constater que le phénomène des entrées bloquées venait de se répéter.

Le thermomètre indiquait à peine zéro degré. Il tombait bien encore quelques petits flocons qui virevoltaient sous un soleil plutôt timide se faufilant au travers cet après-midi hivernal, mais rien d’assez important pour nuire à l’activité prévue. J’ai donc réactivé ma souffleuse pour me remettre à l’ouvrage. Tuque sur la tête, foulard au cou et chaudes mitaines aux mains, c’est en sifflant que j’entrepris la tâche pour la terminer de façon satisfaisante. Puis, j’ai pensé qu’à son retour du travail, ce serait sans doute une agréable surprise pour le voisin de constater avec soulagement que son entrée de garage avait aussi été libérée.

Personne ne m’a vu et je n’ai certes pas couru après les remerciements. Ce n’est qu’une semaine plus tard que les voisins se sont rendu compte de ma bonne action parce que la voisine pensait que ce jour-là, c’était son époux qui avait déblayé alors que son mari croyait que c’était sa femme qui l’avait fait et qu’aucun d’eux ne s’était exprimé sur le sujet. Tout étant clair maintenant, j’étais le «coupable» qui allait recevoir une récompense pour son «méfait».

En guise d’appréciation pour ce service rendu, nous avons eu droit à une succulente tarte aux pommes maison, spécialité de madame la voisine. La cuisinière aurait-elle deviné ma préférence pour ce dessert? De toute façon, après avoir remercié le cordon-bleu, c’est en famille que nous avons savouré cette tarte à la croûte feuilletée.

Et voilà ! Chien et chat ont été les intermédiaires pour améliorer notre attitude entre voisins et grâce à cet incident, ce couple est même devenu pour nous des amis avec lesquels nous avons échangé par la suite, des gestes d’entraide et des invitations à souper. Nous avons conservé ces liens d’amitié tissés, avouons-le, à même ce qui avait plutôt été de prime abord un banal conflit engendré par nos animaux de compagnie.»

Marc

Lieux géographiques: Terrebonne

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