Le jogging, dur pour les genoux?

Angela Montemiglio
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Mythe ou réalité? Mythe. Pourquoi avons-nous acheté cette croyance? Tout ce qu’on fait en excès est exigeant pour le corps, que ce soit la danse aérobique pour ses périostites tibiales, le tennis pour ses épicondylites ou la course pour ses problèmes de genoux et encore.

Le jogging, dur pour les genoux?

À une certaine époque, tout le monde voulait courir le Marathon de Montréal. Or certains qui ne s’étaient jamais entraînés auparavant, ont entrepris le programme de la Presse et suite à cet entraînement, ont développé multiples blessures dont celles aux genoux, de là le mythe. Ce n’est pas qu’une question d’entraînement mais aussi de morphologie. Il faut amincir (pour certains) et se tonifier (pour tous) avant d’entreprendre de courir 5-10 ou 42 kilomètres. On ne s’improvise pas coureur.

Quelle est la différence entre jogger et courir? Le rythme. On jogge environ six minutes et plus du kilomètre et on court en deçà de six. Jogger, c’est comme faire une ballade en vélo. On s’initie au jogging par étapes. Au début, on marche avec un tempo modéré, puis après quelque temps, on accélèrera le rythme et on en viendra tout naturellement au jogging. Il faut habituer le corps à l’impact. Pour la perte de poids, la marche rapide de plus d’une heure est supérieure au jogging et si vous y ajoutez les bâtons, vous doublez presque la combustion de calories.

Déjà reconnue pour ses bienfaits sur le système cardiovasculaire, voilà que des chercheurs viennent de prouver que la course à pied dégage des endorphines qui provoquent une sensation de bien-être et rend parfois euphorique. Cette sensation de bonheur associée à la course à pied a même un nom : euphorie du coureur ou runner’s high en anglais. Je me demandais bien pourquoi j’adorais jogger! Selon le Dr Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal, l’activité physique intense par intervalles serait encore plus bénéfique que pratiquer des exercices en continu pour améliorer la santé cardiovasculaire et permettrait d’obtenir de bons résultats en beaucoup moins de temps. « Il s’agit de pratiquer un exercice physique à pleine intensité pendant 15 secondes, suivi d’un repos de 15 secondes, pendant 8 minutes » explique le Dr Juneau. « On s’accorde ensuite une pause de 4 minutes, suivi d’un 2e bloc d’exercices identiques aux 8 premières minutes. Pour les patients cardiaques âgés de 40 ans et plus et les personnes qui présentent un risque élevé de maladie coronarienne, il ne faut jamais commencer par cette méthode » précise-t-il. « Il faut d'abord qu'ils s’entraînent avec la méthode classique continue (30 minutes) et s'ils sont en bonne forme physique et que l'entraînement se déroule bien, on introduit alors la méthode intermittente. Pour atteindre des résultats optimaux, je conseille à mes patients d’alterner une journée d’exercices par intervalle avec une autre en continu », explique-t-il.

En bref, voici les quatre conseils pour ne pas se blesser en s’adonnant à la course à pied : 1. Surtout ne pas commencer en lion. 2. S’étirer après chaque entraînement 3. Varier les entraînements et 4. Toujours mettre le plaisir au menu.

Organisations: Institut de cardiologie de Montréal

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