Dans ma jeunesse, mes parents me protégeaient relativement bien pour l’époque : j’ai une photo de moi avec un col roulé sous le chaud soleil de la Floride qui en témoigne. Mais on n’avait pas dans les années 70 la même conscientisation par rapport aux dangers du soleil. Le choix de produits solaires était plus limité. On savait plus ou moins comment choisir un FPS, la quantité de crème requise, quand en réappliquer…
Aujourd’hui, on sait que les rayons ultraviolets du soleil sont les principaux responsables du cancer de la peau. On a accès à toute une gamme de produits pour se protéger en toutes circonstances : crèmes pour enfants, pour sportifs, pour la baignade, pour peau sensible, pour le visage… j’en ai même vu pour les ongles! On a appris à jongler avec les FPS, les UVA, les UVB, on sait qu’il faut en remettre aux 2h, on sait qu’il faut éviter le soleil de midi.
ON sait tout cela. JE sais tout cela. Et pourtant, j’avoue : parfois, je néglige de bien me protéger… Soit je manque de temps pour me crémer, ou encore je n’ai pas envie de me sentir poisseuse, ou encore c’est le chapeau que « j’oublie » en ne voulant pas me décoiffer. Et puis il y a le petit teint « bonne mine» que j’ai envie d’arborer, et qui n’est en fait pas santé pour deux sous quand on considère les statistiques : 50 % des gens de plus de 65 ans auront au moins un cancer de la peau avant la fin de leur vie (source : PasseportSante.net).
Mes filles grandissent, et bien sûr, si je ne me protège pas ou si je me protège mal, elles feront comme moi. Alors je m’oblige à donner l’exemple, pour qu’elles en prennent tôt l’habitude. J’essaie de faire de la protection solaire quelque chose de normal, et pourquoi pas, d’amusant… Voici mes meilleures astuces de maman :
1- Trouver une crème qui leur convient: La gamme des produits solaires est vaste. Si une crème n’est pas appréciée – soit parce que l’enfant a l’air d’un mime tout blanc après l’application, ou que sa peau reste luisante et collante – on en essaie une autre. Pour s’assurer de choisir une crème qui ne comporte pas de produits controversés et potentiellement dangereux pour les enfants, on cherche dans la vaste base de données de Cosmetics Database : http://www.ewg.org/skindeep/
2- Encourager l’autonomie : Les enfants adorent faire les choses eux-mêmes. Donc on les laisse crémer certaines zones eux-mêmes, en supervisant de près et en mettant la touche finale.
3- Chercher l’ombre : On sait que le soleil de midi (en fait, de 11h à 16h) est trop fort et aussi le plus dommageable pour la peau. Pour apprendre à un enfant qui ne sait pas encore lire l’heure à se protéger, on lui fait observer son ombre. Si elle est proche de lui, le soleil est trop ardent et on joue à l’intérieur, ou à l’ombre d’un grand arbre ou d’un parasol. Quand l’ombre s’étire, on peut s’exposer un peu plus.
4- Choisir des accessoires qu’ils aiment : Pour être bien protégé, on devrait toujours porter un chapeau et des lunettes. Comme ces accessoires ont un grand impact sur leur « look », on les amène les magasiner. Même si leur casquette ou leur chapeau n’est pas dans nos goûts, le plus important, c’est qu’eux les aiment assez pour les porter.
5- Faire de la protection un automatisme : Tristement championne internationale des cancers de la peau, l’Australie a compris dès les années 80 l’importance de sensibiliser sa population, en créant un slogan facile à retenir encore repris aujourd’hui dans ses campagnes: slip, slop, slap (signifiant : slip on a shirt, slop on sunscreen and slap on a hat - enfile un chandail, étale de la crème solaire, porte un chapeau). Ça se traduit mal en français, mais la Société canadienne du cancer nous propose une variante qui est pas mal aussi : le « trio CHO », pour crème solaire, habits et ombre. Alors avant de partir, on leur rappelle de vérifier qu’ils ont pensé aux trois lettres, et on part : 1, 2, 3… CHO!
