Coup de maître de la part de Robert Auger qui a eu du flair en invitant ce trio de jazz manouche, avant sa flambée de cet été au Festival de jazz de Montréal et au Festival d'été de Québec, entre autres. Comme on le sait, Lost Fingers connaît depuis ce temps une popularité surprenante qui ne cesse de croître.
«Je ne m'attendais pas à ce que les gens répondent en aussi grand nombre à notre invitation pour notre ouverture officielle», d'avouer le propriétaire, à la vue de la place remplie à craquer ! Les invités ont pu découvrir ou apprécier à nouveau les spécialités, dont une carte d'une centaine de bières, des moules apprêtées d'une trentaine de façons différentes, une variété de saucisses, viandes exotiques et autres.
La soirée festive a atteint son apogée alors que les sympathiques membres du trio Lost Fingers ont enflammé leur auditoire avec une généreuse prestation de leurs succès de près d'une heure trente. Il va sans dire qu'ils ont interprété, plutôt deux fois qu'une, la pièce adaptée qui les a lancés vers une carrière internationale qui s'amorce, Pump Up the jam (album Lost in the 80). Bénéficiant d'une solide formation universitaire en musique, ces virtuoses du rythme se sont amusés avec les notes et les accords, au ravissement de leurs fans. Ils ont offert cet heureux mélange des succès des années 80 revisités façon jazz manouche, à la Django Reinhardt. D'ailleurs, Lost Fingers a choisi ce nom en référence à ce guitariste qui a perdu deux doigts à l'âge de 20 ans, ce qui ne l'a pas empêché de devenir l'as du swing tzigane.
«Ça fait plaisir de revenir dans de plus petites places», de dire le guitariste Byron Mikaloff. J'adore jouer dans des places comme ici, l'ambiance est très dynamique». Pour sa part, la voix du groupe, et aussi virtuose de la guitare acoustique, Christian Roberge, ajoute : «Nous avons joué longtemps dans de petits bars. La différence, c'est qu'aujourd'hui, les gens nous écoutent, certains s'habillent comme dans les années 40 et 50 – on en a vu ce soir – et ils connaissent les paroles». Il semble que les portes internationales, dont celles de l'Amérique latine, s'ouvrent présentement pour le trio originaire de Québec, selon ce qu'a laissé échapper Byron Mikaloff.
«J'adore jouer dans des places comme ici» - - Byron Mikaloff




