Parmi les 300 photographies en compétition, le portrait d'un chien et son maître, immortalisés dans un moment de complicité, a valu à Stéfan Ruest, outre une mention, un ruban mérite. «L'idée de cette photo se voulait au départ humoristique, mais au fil de la séance, les deux sujets ont révélé leur sensibilité. Finalement, c'est ce qui a touché les juges», raconte le photographe.
Celui-ci a également reçu une mention pour les quatre autres photographies mises en nomination. «Il est très rare que toutes les œuvres présentées par un même photographe lors du concours reçoivent des honneurs. J'en suis très fier», exprime Stéfan Ruest, sans prétention.
Selon lui, une photographie réussie dépend de la composition de la photographie, de la position de l'éclairage, mais surtout de la spontanéité du sujet. «Parfois, elle l'est dès le premier cliché», explique-t-il, avant d'ajouter : «Pendant six ans, j'ai réalisé plus de 6 000 photos d'enfants. Je connais tous les trucs pour obtenir le meilleur cliché : se mettre à leur hauteur et se faire oublier sont les premiers conseils à suivre», explique le photographe qui possède une formation du Collège Marsan. Fort de ses dix ans d'expérience, il est d'ailleurs sollicité pour promulguer des conseils à ses confrères qui débutent dans le métier.
Comme en témoigne ses œuvres exposées à son studio de 1 000 pieds carrés, situé au 3327 boulevard de la Pinière, à Terrebonne, le photographe a développé une expertise dans les événements de toute sorte, et particulièrement dans l'art du portrait. «Être portraitiste est difficile au Québec, car nous ne vivons pas dans une société exhibitionniste, qui aime se montrer. Pour se démarquer dans ce domaine, il faut que le photographe crée des liens de confiance avec ses clients, qu'il ait presque carte blanche dans le processus de la photographie», explique Stéfan Ruest.
D'ailleurs, le photographe a pris l'habitude de convoquer ses clients à son studio pour une préséance afin de connaître leurs goûts, leurs besoins et surtout pour bâtir une relation honnête avec eux avant l'étape ultime. «Il faut aborder la séance sérieusement, tout en conservant la notion de plaisir dans l'objectif. L'important est que chaque client soit satisfait. Pour moi, le «wow» que mes photographies suscitent est ma plus belle récompense», explique le Terrebonnien, soulignant également qu'il est le premier photographe au Québec à immortaliser les nouveaux propriétaires de motos Harley Davidson directement de son studio. «J'ai aussi d'autres projets que j'aimerais mettre au monde prochainement. C'est la passion qui me guide dans mon métier», ajoute-t-il.
Stéfan Ruest se distingue au concours des Maîtres photographes
À sa première participation au concours de photographie de la Corporation des Maîtres photographes du Québec, en mars dernier, le Terrebonnien Stéfan Ruest a fait belle figure.
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