Invitée par la Chaire de Responsabilité sociale et de Développement durable de l'École supérieure de gestion, un des quatre organisateurs mondiaux de l'événement, Marianne Girard faisait partie de la délégation québécoise auprès des 200 participants de 25 autres pays.
Au cours des discussions, elle a partagé ses connaissances du commerce équitable avec d’autres chercheurs, producteurs, commerçants et différents acteurs du Pérou, du Brésil, du Mexique, de la Colombie, du Vietnam, et entre autres, de l’Inde.
«Si, ici, je suis reconnue pour mon discours socialiste, j’étais davantage considérée comme une économiste devant les intervenants, là-bas», raconte-t-elle. Alors que plusieurs mentionnaient l’importance de la diversité et d’éduquer la population au sujet du commerce équitable, la présidente du CEM argumentait surtout sur la mise en marché des produits écologiques. «Nous vivons dans une société de consommation, nous ne pouvons le renier. Pourquoi ne pas en profiter pour promouvoir des actions environnementales ? Tout le monde y gagnera», a-t-elle répliqué.
Bien que les courtes interventions des différents spécialistes n’aient pas permis de connaître et comprendre les projets en profondeur, certaines actions ont retenu son attention. «Les Européens ont établi que la transparence des prix va de pair avec le commerce équitable. C’est un raisonnement que j’aimerais appliquer ici, dans mon commerce», souligne la propriétaire de la boutique Un Monde à Vie.
En comparaison avec l’extérieur, Marianne Girard a également observé que le Québec prend sa place de plus en plus au point de vue du commerce équitable. «Sans les Occidentaux, on n’en serait pas là», lance-t-elle au sujet de la progression de la certification chez les organismes et entreprises mondiaux. D’ailleurs, elle a constaté qu’en Amérique les produits équitables et conventionnels se côtoient autant dans les commerces locaux que dans les magasins à grandes surfaces, contrairement à la France, par exemple. «De plus, ce pays se situe loin derrière concernant la gestion des matières résiduelles. C’est décevant», note-t-elle.
À jour dans ses dossiers, Marianne Girard a repris la route du Québec confiante, stimulée et remplie de projets. «Le message qui a été transmis, est que le commerce local est un pendant du commerce équitable. Le défi pour les prochaines années sera certainement de choisir des produits locaux au plan de l’alimentation», mentionne-t-elle. Elle ajoute : «Pour ma part, je veux refaire le plein de mes connaissances sur le terrain, dans le concret». En effet, il y a beaucoup à apprendre des autres.
«Nous sommes sur la bonne voie» - Marianne Girard
3e Colloque International sur le Commerce Équitable
De retour de Montpellier, où se déroulait le 3e Colloque International sur le Commerce Équitable, la présidente du Comité environnement des Moulins (CEM), Marianne Girard constate que le Québec a une longueur d’avance dans plusieurs dossiers, mais qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.
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