Le comité des contribuables contre le cours d'anglais à Terrebonne (CCCCT), actuellement composé de trois personnes, s'est présenté à l'École Le Castelet pour faire connaître leur point de vue aux parents des enfants qui participent à l'activité, tenter de les convaincre de retirer leur enfant et de demander un remboursement à la Ville. «Nous, citoyens de Terrebonne, dénonçons cette activité et trouvons scandaleux qu'une municipalité utilise nos taxes pour angliciser des enfants de la communauté. Dans le contexte québécois, contribuer à angliciser des enfants, et ceci, à même les taxes municipales, est inacceptable. La ville de Terrebonne n'est pas un Institut linguistique. Aujourd'hui, nous annonçons le début de la lutte contre cet «accommodement raisonnable», peut-on entre autres lire dans le communiqué de presse reçu au journal. Ce comité entend accentuer ses interventions d'information et de sensibilisation au cours des prochaines semaines.
L'anglais par le jeuIl est à noter que l'activité est offerte par la Ville de Terrebonne depuis plusieurs années et remontre bien avant la fusion de La Plaine, Lachenaie et Terrebonne en 2001, alors qu'elle était présentée à Lachenaie. «Lors du regroupement de 2001, il a été décidé de maintenir l'offre de loisir tel quel dans les trois secteurs. L'activité qui s'adresse aux jeunes âgés de 8 à 12 ans, consiste en l'apprentissage de l'anglais par le biais de jeux. Cet automne, il y a 24 jeunes d'inscrits. Il en coûte 32 $ pour y participer», a expliqué la porte-parole de la Ville qui déplore également la façon de faire des individus qui distribuaient leur manifeste à la sortie de l'école. «Des parents ont formulé des plaintes car ils se sont sentis intimidés», a-t-elle ajouté.
Résistance du QuébécoisCe comité est composé de Jean-Paul Mathieu, Réal Mathieu et Ludovic Schneider. Ce dernier n'habite pas Les Moulins et fait partie du Réseau de Résistance du Québécois qui travaille pour l'indépendance du Québec. Cette organisation ouvre officiellement une section Thérèse-De Blainville et entend, par celle-ci, élargir son champ d'action à la banlieue nord de Montréal. Le CCCCT nous dit que d'autres personnes devraient joindre le groupe.




