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Les députés dressent un sombre bilan de la dernière session parlementaire

Les députés Mathieu Traversy de Terrebonne et Guillaume Tremblay de Masson. (Photo:Armand Ohayon)

Les députés Mathieu Traversy de Terrebonne et Guillaume Tremblay de Masson. (Photo:Armand Ohayon)

Marie-Ève Dumont
Publié le 22 Juin 2012
Publié le 21 Juin 2012
Marie-Ève Dumont  RSS Feed
Sujets :
Assemblée nationale , Parti québécois , Organisation des Nations Unies , Terrebonne , Masson , Train de l’Est

Les députés de Terrebonne et de Masson, Mathieu Traversy et Guillaume Tremblay, quittent leur siège de l’Assemblée nationale avec un goût amer. Selon eux, le gouvernement Charest a laissé «dégénérer» la crise étudiante pour s’en servir à des fins politiques, en plus de restreindre les droits fondamentaux avec la loi 78.

«Si la hausse des droits de scolarité a dégénéré en crise sociale importante, c’est parce que Jean Charest a volontairement laissé la situation se détériorer. Il s’est servi de la crise à des fins électorales pour faire oublier à la population la corruption, le scandale des places en garderies, la vente de nos ressources à rabais et le recul du français», déclare M. Traversy dans un communiqué. Il renchérit en mentionnant que le premier ministre ne souhaitait pas régler le conflit, mais plutôt l’alimenter. Il juge aussi que Jean Charest a voulu détourner l’attention en association le carré rouge à la violence.

Il a noté que le Parti québécois avait travaillé toute l’année avec les associations étudiantes afin de trouver des solutions. Il mentionne que son parti a demandé au gouvernement de permettre aux jeunes de voter dans leur établissement d’enseignement, ce qui permettrait selon lui de hausser le taux de participants des jeunes aux élections.

Loi 78:atteinte aux libertés fondamentales

«Lorsqu’un organisme apolitique comme le Barreau, par la voix de son bâtonnier, se dit préoccupé par l’imposition d’une telle loi, il y a lieu de s’inquiéter. C’est d’autant plus troublant que des organismes internationalement reconnus, tels qu’Amnistie internationale ou l’Organisation des Nations Unies, ont qualifié cette loi de déraisonnable en soulignant qu’elle bafoue des droits fondamentaux mondialement reconnus», soutient quant à lui Guillaume Tremblay, par voie de communiqué.

Il ajoute que le comportement du gouvernement vise à camoufler son bilan désastreux et les allégations et scandales qui touchent son parti, notamment en ce qui a trait aux places en garderies, aux attributions de contrats et au dépassement de coûts du Train de l’Est.

Les deux députés terminent en assurant que le Parti Québécois offre une tout autre alternative. «Nous souhaitons rassembler les Québécois plutôt que de les diviser. Nous voulons aider les familles de la classe moyenne en abolissant la taxe santé, leur permettant ainsi de récupérer 400 dollars par année. Nous voulons assainir nos mœurs politiques afin que cesse la corruption et qu’on retrouve confiance dans nos institutions. Nous voulons que le Québec se tienne debout devant Ottawa. Nous voulons aussi protéger notre langue en adoptant une nouvelle loi 101», concluent-ils.

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