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Possible profilage politique en marge du Grand Prix : Mathieu Traversy se questionne

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes. Armand Ohayon

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes.

Richard Cloutier
Publié le 13 Juin 2012
Publié le 12 Juin 2012
Richard Cloutier  RSS Feed

La CLASSE invite la Commission des droits de la personne à étudier la situation

Sujets :
Commission des droits de la personne , TC Média , Service de police , Montréal , île Sainte-Hélène , Parc Jean-Drapeau

Questionné par TC Média sur la situation entourant le présumé profilage politique effectué lors du week-end du Grand Prix par des agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) auprès de personnes arborant le carré rouge, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, se dit songeur.

«J’ai entendu beaucoup d’échos à ce sujet», mentionne le député Traversy, qui est porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes.

«J’ai également pris connaissance de l’article publié dans Le Devoir à ce sujet», ajoute-t-il, en référence à un article décrivant l’expérience de deux journalistes s’étant rendus incognito, en affichant un carré rouge, jusqu’au parc Jean-Drapeau sur l’île Sainte-Hélène, via le métro Berri-UQAM.

Après que l’un d’eux ait vu son sac être fouillé dans le métro par quatre policiers, les deux journalistes ont été interpelés par les policiers une fois rendus sur l’île Sainte-Hélène. Après une seconde fouille ils ont été mis en état d’arrestation, puis seront finalement libérés, mais expulsés du site. «Aujourd’hui, c’est un lieu privé ouvert au public», aurait énoncé l’un des policiers impliqués dans l'opération.

«Ce qui m’a beaucoup surpris dans cette affaire, c’est la distinction qui a été faite entre la définition d’un lieu public et privé», a énoncé le député Mathieu Traversy. «Des lieux comme l’île Sainte-Hélène, habituellement publics, ne l’étaient soudainement plus durant la période du Grand Prix. Les policiers semblaient pouvoir arbitrairement limiter l’accès à des personnes qui, par exemple, auraient désiré aller se baigner aux complexes de piscines du parc Jean-Drapeau, justement situés sur l’île Sainte-Hélène. Tout cela me laisse bien songeur.»

Les réactions

Selon le SPVM, 130 personnes auraient été arrêtées au cours des quatre jours de festivités liées à la tenue du Grand Prix de Montréal, dont 34 de manière préventive au parc Jean-Drapeau.

«Cette fin de semaine représentait un défi complexe. Nous devions préserver l'image sécuritaire de Montréal», a commenté Marc Parent, le directeur de la police de Montréal.

Dénonçant les fouilles et les arrestations survenues, la nouvelle coporte-parole de la CLASSE, Camille Robert, a réclamé qu’une enquête portant sur les méthodes du SPVM soit menée par un organisme indépendant.

«On parle de personnes victimes de profilage politique, d’arrestations abusives, de brutalité policière et de matricules de policiers masqués», a-t-elle dit lors d’une conférence de presse, lundi.

«Quand on a 100 000 personnes sur un même site, il faut prendre les moyens et les mesures pour s'assurer que tout le monde est en sécurité», a pour sa part affirmé le premier ministre du Québec, Jean Charest, lors d’un point de presse tenu en marge du 18e Forum économique international des Amériques tenu lundi à l’Hôtel Hilton Bonaventure de Montréal.

«Les manifestants ne s'attaquent plus au gouvernement du Québec, ils s'attaquent aux Québécois et à un système économique», a-t-il conclu.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Mathieu
    - 13 Juin 2012 à 13:29:51

    Arrêtons de les prendre en pitié ces pauvres enfants gâtés qui à force de voir leur parents faire la grève pour avoir droit à plus tout en contribuant moins en sont devenus le triste reflet. Appelez ça du profilage politique, une autre façon de voir cela serait de dire du "gros bon sens". Avec toutes les menaces, les problèmes et débordements causés par les grèves étudiantes, pourquoi se surprendre ou s'insurger de voir des policies qui, tentant de prévenir au lieu de devoir réagir et d'être démonisez, voit un fier porteur du carré rouge avec un sac à dos, le tout à l'endroit même qu'ils menaçaient de façon à peine couverte, de déranger. Allons donc, cessons d'utiliser cette pénible et honteuse crise, qui n'a aucune raison d'en être une, pour faire du capital politique.

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