Loi 78 : Un projet de loi «matraque» pour la jeunesse selon Mathieu Traversy

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Marie-Ève Dumont
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le député de Terrebonne et porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy s’indigne du projet de loi 78, mettant fin au conflit étudiant et réduisant les marges de manœuvre lors des manifestations, le qualifiant de «matraque». (Photo:Armand Ohayon)

Pendant que la période de questions se poursuit encore, le député de Terrebonne et porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy s’indigne du projet de loi 78, destiné à mettre fin au conflit étudiant et restreignant les moyens pour manifester, le qualifiant de «matraque».

«En imposant sa loi spéciale, le gouvernement ne règle pas les problèmes de fond d’accessibilité aux études et de gestion efficace des universités. Avec ce retour en classe forcé, annoncé sans même avoir rencontré les étudiants pendant les 95 jours de crise, c’est comme si Jean Charest se déchargeait de ses responsabilités. C’est indigne de la part d’un premier ministre. Il est dur avec les étudiants, mais mou avec la corruption! Il n’est plus digne de ses fonctions», s’insurge le député.

Lors d’un point de presse jeudi, les représentants des associations étudiantes et les partis de l’opposition ont lancé un dernier cri du cœur au gouvernement. «Nous lançons un ultime appel à la raison. Une solution négociée est toujours de mise, nous sommes ouverts au compromis, surtout si le gouvernement souhaite garantir la paix sociale. Nous pensons sincèrement qu’il est nécessaire de répondre par le dialogue pour avoir une sortie de crise qui a du sens. C’est le temps de passer aux intérêts de la collectivité, avant celle du parti, pour garantir une paix sociale», a affirmé le président de FECQ, Léo Bureau-Blouin.

«Avec ce retour en classe forcé, annoncé sans même avoir rencontré les étudiants pendant les 95 jours de crise, c’est comme si Jean Charest se déchargeait de ses responsabilités. C’est indigne de la part d’un premier ministre. Il est dur avec les étudiants, mais mou avec la corruption! Il n’est plus digne de ses fonctions» Mathieu Traversy

M. Traversy abonde en ce sens. «Les carrés blancs, rouges, et verts dénoncent une loi forcée. Le Barreau soutient aussi que ce n’est pas une façon de faire à ce stade du conflit. Il faut avant tout favoriser un dialogue afin que le résultat soit gagnant-gagnant», renchérit-il.

«Je peux vous assurer que je participe activement aux discussions. Je tenterai, avec mes collègues de l’opposition, d’empêcher l’adoption de cette loi. Il est minuit moins une, la volonté du premier ministre va être difficile à briser, mais nous allons essayer de lui faire entendre raison. Il ne s’agit plus de mettre les intérêts du parti à l’avant-plan, ce sont les intérêts de la société qui sont importants», conclut-il.

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