Tour à tour, les députés André Villeneuve (Berthier), Scott McKay (L'Assomption) et Véronique Hivon (Joliette) ont présenté l'argumentaire des signataires. Ils ont rappelé au gouvernement que le manque à gagner quant au financement des programmes et services s'élève à 42 millions de dollars dans la région.
La présidente du Comité d'action des usagers de la santé alerte Lanaudière (CAUSAL) et initiatrice de ce mouvement citoyen, Diane Therrien, a assisté au dépôt. «Ce dossier touche tout le monde. Que l'on ait besoin des services de santé pour soi ou pour les gens que l'on aime, que ce soit pour du court ou du long terme, qu'ils soient nécessaires aux jeunes ou aux aînés, cette pétition est devenue l'affaire de tous», fait-elle valoir.
Environ 3 % de la population de la région a signé le document. Un nombre significatif, selon la députée Hivon. «C'est l'une des pétitions avec le plus de signatures à avoir été déposées à l'Assemblée nationale dans la dernière année.»
Celle-ci se réjouit de voir que cette initiative a eu un effet boule de neige sur le territoire, la MRC de Joliette et quelques municipalités ayant adopté des résolutions d'appui à la démarche. La mobilisation a également trouvé écho dans les propos des administrateurs du Centre de santé et de services sociaux du nord de Lanaudière (CSSSNL). Ceux-ci ont adopté une résolution, lors d'une dernière rencontre, afin de convenir «des actions à poser afin de faire connaître leurs insatisfactions et leurs inquiétudes» concernant ce sous-financement.
«Ce dossier touche tout le monde. Que l'on ait besoin des services de santé pour soi ou pour les gens que l'on aime, que ce soit pour du court ou du long terme, qu'ils soient nécessaires aux jeunes ou aux aînés, cette pétition est devenue l'affaire de tous» - Diane Therrien
Pour l'exercice 2012-2013, le ministère de la Santé et des Services sociaux alloue 677 754 666 $ à la région. Les budgets sont accordés sur une base historique.
Les six députés péquistes de Lanaudière estiment que le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, et le gouvernement libéral doivent agir… et vite afin de corriger la situation. Ils considèrent que ce dossier est prioritaire et n'ont pas l'intention de baisser les bras.

