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Déneigement des bornes fontaines en sous-traitance : Normand Trudel et TEM aurait empoché 1,1 million de dollars

(Photo:Armand Ohayon)

(Photo:Armand Ohayon)

Marie-Ève Dumont
Publié le 26 Octobre 2012
Publié le 26 Octobre 2012
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Ces propos sont tirés de la requête déposée par Stéphane Handfield visant à faire rejeter la poursuite de Normand Trudel à son endroit

Sujets :
La Presse , Cour supérieure , Ville de Mascouche , Mascouche , Québec , Montréal

Il est déjà établi que l’entrepreneur Normand Trudel avait donné en sous-traitance le désormais célèbre contrat du déneigement des bornes fontaines en août 2007 (La Presse, mars 2012). Hors, dans une requête déposée devant la Cour supérieure par Stéphane Handfield visant à faire rejeter la poursuite que Normand Trudel a entamé contre lui, on apprend que ce fameux contrat de déneigement des bornes fontaines en 2007 aurait été confié en sous-traitance pour une fraction du prix facturé à la Ville de Mascouche. Ainsi, Normand Trudel a admis que son entreprise (Transport et Excavation Mascouche) a empoché, au passage, plus de 1,1 million de dollars.

Dans ce document obtenu en primeur par Le Trait d’Union, se trouvent des extraits d’un interrogatoire avant défense subi par Normand Trudel, mené par Me David l’avocat de Stéphane Handfield. On peut donc lire dans ce document que : «l’engagement E-10 (NDLR : qui dans les faits est le contrat entre TEM et son sous-traitant), compris entre les pages 63 et 64 de l’interrogatoire avant défense de Trudel du 29 mai 2012, a permis à Handfield de confirmer ce qu’il savait déjà, à savoir que le contrat de déneigement octroyé à TEM en 2007, avait été sous-contracté à déneigement F.M. inc. pour un montant de 285$ l’unité de borne fontaine.

Rappelons que la Ville aurait versé 650$ à TEM pour ce contrat. L’entreprise de M. Trudel aurait ainsi empoché un profit de 365$ par unité de borne-fontaine, soit un total de 1 126 025$, échelonné sur les cinq années prévues au contrat, adopté au conseil de ville de Mascouche le 17 septembre 2007.

Trudel confirme ses liens d’amitié avec Marcotte

Au nombre des révélations faites par Normand Trudel et qui se retrouvent citées dans le document, l’entrepreneur évoque ce qu’il qualifie de «liens d’amitié» avec le maire de Mascouche, Richard Marcotte. Il assure qu’il n’entretient aucun lien d’affaires, corporatif ou fiduciaire avec lui.

Handfield à la tête d’une «clique» ?

Certains passages de cet interrogatoire confirme que Normand Trudel croit en l’existence d’une clique au sein de laquelle gravitent Guillaume Tremblay et son père Jacques Tremblay. Selon ses dires, Serge Hamelin y agirait «en sourdine» et le tout serait mené par Stéphane Handfield. C’est «la clique de monsieur Handfield et c’est carrément politique. Comme je vous dit, c’est simplement qu’ils veulent se faire connaître comme le défenseur de la veuve et de l’opprimé pour mousser leur candidature politique», soutient-il lors de l’interrogatoire. M. Trudel inclut aussi Gilles Patenaude au sein de cette «clique».

Une poursuite contre Stéphane Handfield et Guillaume Tremblay ?

Malgré le fait que plusieurs membres soient inclus dans la «clique» alléguée par M. Trudel, ce dernier poursuit uniquement Stéphane Handfield et Guillaume Tremblay, qu’il considère comme les «porte-parole», selon la réponse qu’il a fournie lors de l’interrogatoire avant défense. Rappelons que Normand Trudel poursuit Stéphane Handfield en diffamation, atteinte à la réputation et en dommages et intérêts pour avoir déclaré à la radio que «Normand Trudel empoche presque 215 000$ par an, soit près de 1 million de dollars, rien qu’en restant assis sur ses fesses», en plus de dénoncer le système à Mascouche «semblable à celui des commandites», comme La Presse l’a rapporté le 30 juin 2011.

Une poursuite abusive pour museler Handfield ?

Dans sa requête visant à faire tomber la poursuite de Normand Trudel, Stéphane Handfield prétend que : « M. Trudel et TEM (l’) ont poursuivi et (poursuivi) indirectement le parti Vision démocratique de Mascouche conformément à un agenda politique parallèle permettant la poursuite des activités contractuelles entre les demandeurs (Trudel et TEM) et la Ville de Mascouche, en voulant l’intimider, l’appauvrir et détourner ses actions dans le cadre d’un débat public utilisant une poursuite judiciaire abusive et ce contrairement aux disposition de l’article 54.1 du Code de procédure civile du Québec.» Stéphane Handfield demande donc réparation pour le préjudice qu’il soutient avoir subi et réclame 60 000$ à titre de dommages-intérêts. La requête sera présentée devant la Cour supérieure à Montréal le 11 décembre prochain.

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