« J’ai fait les mêmes démarches qu’en 2008, mais on me la refuse cette fois-ci. J’aimerais aussi savoir pourquoi ça a pris quatre mois avant d’analyser ma demande et de rendre une décision. Voilà un autre exemple de bureaucratie », lance-t-elle.
De mémoire, Mme Longpré soutient qu’elle avait aussi fait sa demande après les délais de la CSA et qu’aucune embûche n’était survenue, en 2008.
Selon elle, la CSA a profité de règles administratives pour la bâillonner. « C’est une façon détournée de faire taire les directeurs d’école », croit-elle.
Mme Longpré indique qu’elle ne pouvait pas formuler une demande de congé à la CSA en ne sachant pas encore si elle allait être réélue. « J’ai fait la demande le 31 mai alors que j’ai été réélue le 28 mai. Il m’était impossible de la faire dans les délais respectés en ne connaissant pas la suite des événements. Il savait très bien que je voulais renouveler mon mandat et que j’allais demander un congé professionnel », insiste Mme Longpré.
Pas question de démissionner
Chantal Longpré n’entend pas plier l’échine, dans le litige l’opposant à la CSA. « Je n’irai pas à la CSA vendredi (aujourd’hui), et je veux demeurer présidente de la FQDE. J’ai été élue par les membres et il n’est pas question que des gens élus par 8 % de la population viennent ingérer. Je ne veux pas démissionner de mon poste de directrice. Une démission est censée être un choix et ce n’est pas mon cas. Je veux conserver mon lien d’emploi avec la CSA. »
Rappelons que Mme Longpré a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse.
« S’il faut aller plus loin sur le plan juridique, nous allons le faire, puisque cette décision n’a aucun sens », conclut-elle.
- - - -
À lire aussi:
Pas de compromis possible, Yves St-Denis et Chantal Longpré campent sur leurs posisions
