«J’étais déçu de la décision. Je croyais sincèrement avoir remporté le combat», a déclaré Ali, en entrevue au Trait d’Union. Celui-ci avait d’ailleurs remporté son premier combat face à Desjardins en 2005 par décision unanime et espérait répéter son exploit.
Les arbitres en ont décidé autrement et un autre combat devra être organisé entre les deux boxeurs. Selon toutes vraisemblances, ce combat pourrait être présenté le 27 mars prochain.
«Je savais que mon adversaire était coriace et il a fait honneur à sa réputation. Ce fut une bonne bagarre», a ajouté Ali en regard du combat. Sa fiche se lit désormais huit victoires, cinq défaites et deux combats nuls. «Tous deux controversés», estime le boxeur de 35 ans, résident de Terrebonne depuis deux ans.
Pour Ali Nestor Charles, cette soirée-bénéfice avait une double signification. Outre la victoire, il recherchait des profits afin d’aider au financement de son gymnase (Ali et Les Princes de la rue) situé à St-Léonard où il vient en aide à des jeunes de 12 à 17 ans, issus de milieux défavorisés. Son nouveau gymnase, où il a déménagé il y a un peu plus de deux ans, comporte même un coin pour l’aide aux devoirs.
Pour boucler son budget, il doit d’ailleurs présenter de quatre à six événements annuellement. «Ça prend beaucoup d’argent pour entraîner ces jeunes, payer les frais du gymnase et payer le personnel. Les bénévoles, ce n’est pas suffisant et ils ne peuvent pas toujours être là. De plus, ma cause n’est pas la plus reluisante dans la société, ce qui nous amène à travailler plus fort», ajoute-t-il.
Celui-ci prévoit même organiser un radiothon sous peu afin d’aller chercher le financement dont il a besoin, qu’il estime à plus de 200 000 $.
Une centaine de jeunes gravitent actuellement autour de son organisation, mais il estime qu’il en passe environ 300 par année.
Ali Nestor Charles se souvient de son adolescence et du chemin parcouru. S’il a pu s’en sortir avec de l’aide, il croit qu’il peut en aider d’autres à faire de même.




