Ils veulent travailler près de chez eux

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Baptiste Zapirain
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C’est la grosse tendance chez les demandeurs d’emploi de la MRC

Travailler près de chez soi, cela devient un critère primordial pour les chercheurs d’emplois de la MRC. On l’a bien vu en ce mercredi 3 octobre au Centre local d’emploi (CLE) de Terrebonne, chemin Gascon.

À l’occasion d’une journée de l’emploi, neuf employeurs étaient présents : Nelman, les Viandes Jacques Forget, Melco Portes et fenêtres, Keolis Canada, GCQ Canada, Écolait, Canaporte/art inox design, Boulangerie Première Moisson et Altex. À eux tous, ils avaient quelque 75 postes à offrir, de commis de bureau à conducteur spécialisé, en passant par agent de recouvrement, représentant ou soudeur.

Parmi les prétendants, une tendance se dessinait : une grande majorité d’entre elle était désireuse de travailler au sein même de la MRC. «C’est vraiment ce que l’on a observé : beaucoup de candidats curieux, nouveaux venus dans la MRC et qui regardent ce que le marché du travail local peut leur offrir, et des gens qui ne veulent plus travailler à Montréal», explique Michel Girard, conseiller aux entreprises pour le CLE de Terrebonne. «On croise beaucoup de candidats qui sont tannés de se déplacer et se disent qu’il y a moyen de travailler à cinq minutes de chez eux», confirme Jacques Lebire, superviseur de production pour Altex.

La qualité de vie compte

Même son de cloche dans les files d’attente. Chantale, 55 ans, habite à Mascouche depuis 23 ans. Elle cherche un emploi de bureau au sein de la MRC, en tout cas pas loin de chez elle. «Je ne veux plus traverser les ponts. Dans mon poste précédent, j’étais obligé de prendre l’A25. Le pont est payant, et on le sent passer dans le salaire», témoigne-t-elle.

Il y a l’argent, mais aussi le temps. «Quand je travaillais à Laval, je passais 2h30 sur la route, tous les jours. Je ne suis plus capable. Et ici, on a une qualité de vie», ajoute-t-elle.

David, 27 ans, habite à L’Assomption. Fraîchement diplômé, titulaire d’un baccalauréat en administration, il cherche un poste en gestion. «Idéalement, oui, je cherche un emploi pas trop loin de chez moi», dit-il. Pour lui, les recherches commencent à peine : «je suis surtout venu prendre de l’information, des dépliants». Mais le réflexe est là : on va voir ce qu’il y a proche de chez soi.

Les demandeurs d’emploi étaient nombreux : à la fin de la journée, le CLE totalisait 830 visites. «Ça a été une grosse journée. Les employeurs étaient contents de rencontrer des candidats de qualité», résume Michel Girard. Jacques Lebire a confié recevoir 200 CV dans ce genre de journée. «Pour nous, c’est une première approche, une manière de mettre un visage sur une candidature».

Perspectives du marché du travail de la MRC

On ne sait si c’est la croissance démographique de la région qui attire l’économie ou le contraire, mais peu importe : le fait est que les offres d’emploi ne manquent pas. «Ce matin, j’ai vu 278 postes en ligne dans la MRC», témoigne Michel Girard ce 3 octobre. On ne connait pas la nature exacte de la demande locale, en particulier au niveau du taux de chômage. Statistique Canada effectue des recensements locaux tous les 5 ans pour connaître les chiffres régionaux. «En 2006, le taux de chômage dans la MRC était de 4,2%. On attend actuellement les chiffres de 2011», précise Michel Girard. Compte tenu de la crise, ce taux devrait être plus élevé, mais les perspectives d’emploi sont bel et bien là. «Une entreprise locale va chercher bientôt entre 100 et 150 camionneurs», annonce-t-il. En novembre également, Cuisine Karo s’installera à Terrebonne, créant 70 nouveaux emplois.

Organisations: MRC, CLE, Centre local d’emploi Keolis Canada Statistique Canada

Lieux géographiques: Terrebonne, Chemin Gascon.À, Montréal Mascouche Laval L’Assomption

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